C’est aux côtés de Rochereau, Franco, Pamelo Mounka et autres dinosaures de la musique congolaise que le musicien chanteur, Massamba, a fait ses premières armes. Mais la vie réserve des surprises et «le petit protégé» va vite prendre son destin en main pour devenir… chantre chrétien. Toute une histoire !
C’est parti de rien… Dans les années 80, Massemba Nzinga donnait des cours de musique. Il côtoyait aussi de grands noms de la musique congolaise avec lesquels il tournait énormément. Pour lui, c’était une vocation, mais surtout une passion.Un jour, un de ses amis qui connaissait son talent le sollicite pour qu’il le remplace, au pied levé, dans un groupe musical qui devait se produire.L’ami en question avait deux contrats à honorer. Le premier dans une salle de spectacle avec Evoloko Joker et le second dans une église, le même jour et à la même heure. Il supplie alors Massemba de l’aider en lui proposant de jouer à sa place à l’église. Chose que le musicien ne voit pas d’un bon œil, lui qui n’allait à l’église que le 24 décembre par pur conformisme, à l’occasion de la Noël.Mais, voyant que son ami avait un sérieux problème, Massamba finit par accepter… Le voilà donc dans une église avec pour seul guide, les partitions qu’il devait jouer. Mais, bien entendu, un étranger quelque part, ça se remarque forcément.«Je n’étais pas habitué à tout ça, je voyais des gens danser, chanter comme si ça n’allait pas dans leur tête. J’étais un peu perdu. Et finalement, à un moment, on m’a demandé de me présenter. J’ai expliqué comment j’étais arrivé là et toutes les mamans de l’Eglise se sont levées pour me dire : Désormais, tu restes là, pour toujours.»Mais, ce qui l’intéressait par-dessus tout, c’étaient les filles de la chorale : «Je me disais que c’était pas mal…» (Rires), dit-il. Donc, Massamba avait un pied dehors et un pied dedans. Tantôt avec Rochereau, tantôt avec le groupe musical de l’église.Mais au fil du temps, le chanteur congolais réalise que sa vocation première c’est de chanter le Christ, de l’aimer par dessus tout. Les filles, finalement, ce n’est pas le plus important.En 1993, il prend la résolution ferme de se consacrer à Christ et à la chanson chrétienne… Le chanteur congolais qui vit aujourd’hui en Belgique comptabilise cinq albums avec à la clé plusieurs titres à succès dont le fameux «Non, je ne mourrai pas…» Repris en 2003 par le groupe ivoirien la Harpe de David, sous le titre «Louez l’Eternel».


