Cela fait un an et demi qu'on a
découvert le joli minois de la chanteuse chrétienne
ivoirienne, Sandrine Droubly, par le biais de son
premier album «Libération».Elle s'est
mariée assez tôt, Sandrine Tayoro,
pour la simple raison qu'elle ne voulait pas vagabonder, passer
d'un homme à un autre. Comme toutes les jeunes filles de son
époque, la chanteuse, dès son adolescence, a connu
les virées en boîte ou dans les boums, les moments
fous et romantiques des premiers flirts...Mais, au fond de son
cœur, elle aspirait vraiment à un foyer.
C'était devenu, à un moment, une véritable
obsession pour elle : «Je voulais que quelqu'un
m'épouse. Je n'ai pas eu un long passé en
matière de relations amoureuses pour être du coup
blasée et dire «je suis fatiguée de tout
ça», mais le peu d'expérience vécue
m'avait déjà donné une idée de ce que
serait ma vie, si je continuais à vivre dans la
débauche.»
Mais, souvent, lorsqu'elle demandait à un petit copain de
l'épouser, ce dernier lui rétorquait : «Tu es
très jeune».
Cependant, elle s'accrochait à son désir d'être
une femme au foyer.
Et n'a donc pas hésité à plaquer un grand
amour qui faisait des siennes quand il était question de
mariage... Puis vint le jour où elle tomba sur les deux
êtres qui vont bouleverser sa vie.
Le premier, s'appelle Dieu, l'Eternel, celui qu'elle nomme
affectueusement le «Libérateur» et le second,
c'est M. Droubly, son époux.
Ces deux rencontres décisives vont lui permettre de donner
un sens à sa vie : Chanter la gloire de Dieu, faire son
œuvre tout en démeurant une femme
modèle.
Tu sembles bien accrochée
à ton époux...-
Ah oui ! Accro de lui, mais
surtout de Dieu que nous prions tous les deux, chaque jour de notre
existence. Et ce qui est bien dans notre affaire, c'est qu'il est
d'un précieux soutien pour moi.
Lorsque j'ai un spectacle en vue et ça, c'est un exemple
entre mille, nous prions avant que je ne sorte de chez moi, il me
confie au Seigneur et je vais vaquer à mes
occupations.
C'est un militaire,
paraît-il...
- Heu... C'est un policier en
fonction.
Au plus fort de la crise
ivoirienne, tu supportais mal son absence...
- C'est vrai, ce
n'était pas évident !!! Ce n'est même pas
évident de savoir que son époux est au front pour de
nombreuses semaines, quand on sait la situation politique qui
prévaut en Côte d'Ivoire.
Il y a l'inquiétude, l'incertitude de le voir revenir,
d'apprendre qu'il lui est arrivé quelque chose... Toutes les
femmes, dans mon cas, ont vécu cela, mais vu la
présence de Dieu dans ma vie, j'ai tout de même eu les
ressources nécessaires pour supporter ses absences et
gérer au mieux toute notre petite
famille.
C'est pour cela que tu as
crié vers Dieu dans une de tes chansons ?
- La chanson dont tu parles est
une inspiration divine, mais c'est vrai que l'absence de mon
époux à ce moment-là a contribué
à la rendre plus poignante. C'est du vécu sur tous
les plans.
Et du fond du cœur, j'ai imploré l'Eternel afin qu'il
libère mon pays de cette guerre que nous nous faisons, nous
les dignes fils de la Côte d'Ivoire et qui ne nous honore
pas.
Tu fais de la politique... Pour une
chanteuse chrétienne, c'est une mauvaise combinaison.
- J'aime mon pays. Je n'ai nulle
part où aller si la Côte d'Ivoire brûle. C'est
chez moi, je n'ai pas deux pays.
C'est ce pays que Dieu m'a donné et que je dois
défendre. Nous devons d'ailleurs le défendre bec et
ongles.
Je ne vois pas ce qu'il y a de plus important que ça
à faire, en dehors de mes prières à Dieu et de
ma famille.
Donc tu fais de la
politique...
- Je suis obligée de
parler politique dans la mesure où le Diable est en train de
s'attaquer à nous en utilisant notre pays, en opposant des
frères les uns contre les autres.
Tu dis «Attaque ceux
qui attaquent la Côte d'Ivoire... Combats ceux qui combattent
la Côte d'Ivoire, qu'ils tombent dans la fosse qu'eux
même ont creusé pour la Côte d'Ivoire...».
Que fais-tu du pardon, de la tolérance ?
- Je ne parle pas des gens en
tant que tel. Ceux qui sont la cible de mes propos se
reconnaissent...C'est spirituel !
Peux-tu être un peu
plus claire pour nos lecteurs ?...
- La Bible dit que nous n'avons
pas à lutter contre la chair et le sang. Je ne parle pas des
personnes physiques. Il s'agit ici des forces des
ténèbres, qui mandatent des personnes pour venir
détruire des acquis en Côte d'Ivoire et la
déstabiliser.
Et je ne m'adresse pas à ces forces, je parle avec l'Eternel
des armées, je lui demande d'attaquer ces esprits, ces
démons, ce sont eux qui viennent posséder des
frères et sous leur emprise, ces derniers posent des actes
inimaginables.
Alors, c'est à l'Eternel de combattre pour nous, d'attaquer
ceux qui attaquent.
Et puis, tout ce qui est dit dans ma chanson, ce n'est pas moi qui
le dis, c'est écrit dans la Bible. Plusieurs chapitres ou
versets nous recommandent d'avoir confiance en l'Eternel, de
l'invoquer dans les situations les plus difficiles et il
agira.
Prête à aller
dans le Nord de la Côte d'Ivoire pour
évangéliser, parler de réconciliation, d'amour
aux frères de l'autre côté ?
- Si je ne me sens pas
menacée, s'il n'y a aucun danger, je suis prête
à y aller !!!
En Dieu, il n'y a aucun danger, tu
dois agir par la foi...
- C'est vrai, il faut agir par la
foi, mais il faut aussi être sage et intelligent. Si tu veux
faire les choses de façon désordonnée parce
que tu te dis que tu as la foi, tu risques
d'échouer.
C'est pour cela que tu ne veux pas
quitter la rue Princesse ? Tu penses que c'est sage pour un chantre
d'habiter ce haut lieu de la perversion ?
- Cela n'a rien à voir
avec le sujet de tout à l'heure. Ne pense pas que ça
me plait d'habiter un immeuble de la rue Princesse de Yopougon.
J'habitais cette rue quinze ans avant qu'elle ne soit
...princesse.
C'était une belle rue, bien propre, sans nuisance musicale,
humanitaire et j'en passe...et un jour, la princesse est venue
s'ajouter.
Je trouve cela déplorable. Je n'aime pas la rue Princesse et
encore moins la manière dont le Diable en a pris
possession.
Si la rue est venue me trouver là, l'Eternel sait pourquoi.
Si je suis encore en ce lieu, Dieu sait pourquoi. Le jour où
il voudra que je parte, il me le fera
savoir.
Comment ?
- Dieu parle à ses
enfants, il se révèle à eux par tous les
moyens possibles. Si nous sommes en train de faire cette interview,
ce n'est pas par hasard. Le plan de Dieu n'est pas forcément
le nôtre, tu comprends ? Moi, je ne fais que me plier
à ses volontés.
Sais-tu que Dieu peut te parler de la façon dont je te parle
actuellement ? Tu peux l'entendre tout comme il peut aussi passer
par quelqu'un pour te parler, te transmettre ses
volontés.
Parfois aussi, il y a des signes et il suffit d'être un peu
plus attentif pour les décrypter.
...
- Pour en revenir
à la rue, je prie le Seigneur pour qu'elle soit remplie
d'Eglises. Que les maquis soient transformés en Eglises afin
qu'on puisse glorifier le Seigneur en ce lieu.
J'ai vu un maquis transformé en Eglise à la rue
Princesse. Les choses commencent à se mettre en place,
ça vient, vous allez voir...
J'ai entendu dire que
certains clients de maquis viennent te voir. C'est quoi leur
préoccupation ?
- Certains ont des problèmes
cruciaux, ils ont perdu leurs repaires, ils se sentent
instables...D'autres, et ils sont les plus nombreux, montent chez
moi pour m'inviter à faire une prestation dans les maquis.
En ces termes : «la vieille mère, comme tu es avec
nous ici là, on veut que tu viennes chanter...»
Mais, tant que le Seigneur ne m'a pas donné la conviction de
chanter là-bas, je ne pourrai jamais donner mon accord pour
me produire en ces lieux.
Je demande toujours la permission à L'Eternel avant de
mettre mon pied quelque part.
Je ne fais rien au hasard car je suis consacrée
chantre.
...
- Celui qui m'a
embauchée, c'est Dieu. Il a permis que je chante pour lui,
il doit me donner la permission de faire ceci ou cela.
S'il ne le fait pas, personne ne peut venir me prendre comme
ça pour m'emmener dans des endroits bizarres.
Pour mener à bien le ministère des chantres, il y a
une onction divine en toi que les gens reconnaissent.
Je chante à L'Eglise à pleins temps. J'ai
donné ma vie à Dieu et je ne suis pas venue au
show-biz pour qu'on parle de moi, mais pour qu'on parle de mon
Père à travers mon ministère.
Ce qui veut
dire...
- Ce qui veut
dire que Sandrine Droubly, fille de l'Eternel a été
choisie par Dieu afin de chanter sa gloire, sa louange...
Je chante à L'Eglise, Je chante en dehors de l'Eglise pour
Dieu et dès ce moment, je ne suis plus n'importe qui.
Je ne dois pas m'amuser avec ma vie, je ne dois pas faire n'importe
quoi comme porter des tenues à la limite de la
décence ou carrément indécentes, boire de
l'alcool, être infidèle, faire le tour des
boîtes de nuit en prenant pour prétexte le fait que je
pars évangéliser...
Un chantre doit avoir une vie rangée.
Ce n'est pas le cas de
certains de tes «collègues»
- Excuse-moi, mais je parle de
mon expérience personnelle, les autres, je ne peux pas les
juger. La relation de chacun est personnelle avec Dieu. Moi, je
gère mes affaires et celle de mon Père. Et je fais
tout pour être une fille modèle.
Show-biz et musique
chrétienne, ça va de pair ?
- C'est difficile. Le Diable a
pris le monde du show-biz. Nous les chantres, quand nous chantons
notre Père et que nous mettons sur le marché des
albums, nous sommes obligés de passer par des circuits qui
ne nous conviennent pas.
C'est quoi ce circuit
diabolique ?
- Tout le système !!! Il y
a de nombreux pièges dans le milieu du show-biz, les
conditions sont réunies pour faire chuter une âme mais
avec la foi rien n'est impossible !
La tentation doit être
grande...
- Je me suis mariée
à 21 ans car c'était le plus grand désir de
mon cœur. Je ne voulais pas vagabonder, je voulais que Dieu
me donne mon âme sœur, j'ai prié pour ça
et il a exaucé mes prières. Il est tout ce qu'il me
faut. Ailleurs, il n'y a rien !
J'ai fait ma vie aussi, j'ai eu de petits copains quand
j'étais au lycée, j'ai vécu ma jeunesse, juste
un peu, mais c'est déjà beaucoup car il y a des
choses que je regrette d'avoir fait dans la fougue de
l'âge.
Lesquels ?
- Offrir sa virginité
à un homme avec lequel tu ne vas pas finir ta vie, par
exemple, un homme qui ne va pas t'épouser, te prendre au
sérieux.
Etre avec celui-là aujourd'hui et un autre demain, ça
crée de nombreux liens. Quand on couche avec une personne,
on ne fait qu'un ! On prend en lui ce qui est mauvais, en guise
d'héritage.
C'est une marque. S'il a de mauvais démons, tu les prendras
à tous les coups et tu les transporteras avec toi
jusqu'à ce que Dieu t'en délivre si tu le
rencontres.
Et c'est pour cela que parfois, quand on vient à l'Eglise,
on est obligé de faire délivrance sur
délivrance pour se débarrasser de ce mauvais
héritage.
...
- Tu sais, quand je
me suis mariée, j'étais
stérile.
Comment ça
?
- J'ai fait six ans de
stérilité. Je te disais que je me suis mariée
à 21 ans et jusqu'à 27 ans, je ne pouvais pas faire
d'enfant. J'ai fait toutes les analyses possibles, pas de fibrome,
pas de kystes, pas de problème de sang ...tout fonctionnait
bien !
Je pleurais tout le temps, demandant pardon à Dieu car je me
disais que mon passé devait y être pour beaucoup dans
mes difficultés.
Mais tu as des enfants
à présent !- Oui ! J'en ai six
(rires)
Sans blague ?
- Mon mari en a eu trois avant de me
rencontrer et dans notre mariage, nous en avons fait trois.
Et c'est venu comme ça, au moment où je ne m'y
attendais plus ; Dieu m'a bénie.
J'ai vu que le Seigneur fait des choses quand on l'invoque de tout
son cœur et de toute son âme.
Je n'y croyais pas ; ça a été un miracle et
quand j'ai accouché, j'ai dit à Dieu que mon premier
enfant lui était consacré.
Ensuite, quand mon premier a eu neuf mois, j'ai pris une autre
grossesse rapidement. Dieu avait ouvert les portes, je devais en
profiter !
Source : topvisages.net