Accueil Date de création : 09/01/07 Dernière mise à jour : 11/09/08 16:57 / 121 articles publiés
 

Interview

Elisée cause  (Interview) posté le jeudi 14 juin 2007 15:58

Elisée, chantre chrétien, auteur compositeur de « Un Nouveau jour », chanson intemporelle (révélée en 2005) est un jeune homme calme,à    l'allure fragile, mais au mental fort!Nous l'avons rencontré pour vous...

*Selon les informations reçues, tu as pris quatre ans pour écrire « Un nouveau jour », c’est vrai ?

- Tout à fait ! Il y a des chansons comme ça dont la composition exige d’être pointilleux et de prendre le temps qu’il faut pour bien faire passer le message.

Mais cette chanson est particulière, je le reconnais. La mélodie est venue comme ça ! J’ai fait les premières phrases : « Un jour s’est levé, un autre vient de passer, je veux tout oublier… » Et ensuite, j’ai arrêté. Ce n’est que des semaines plus tard que j’ai eu une autre inspiration pour ajouter quelque chose et ainsi de suite, parfois deux mois de travail, un jour.... De toutes les chansons de mon album, c’est celle là qui a pris le plus de temps.

 *Mais pourquoi donc ?

- Je pense que c’est parce que cette chanson est spéciale, elle est pleine de sagesse et d’espoir. Et pour marquer le coup, ses paroles méritaient d’être posées, réfléchies. Il faut éviter de faire les choses dans la précipitation.

 *Il y a eu de la polémique à ce sujet. Tu as avancé le fait que tu étais chantre, mais les gens en écoutant la chanson ont été un peu perdus…

-Cela a été une mauvaise interprétation. Tous les chants dans lesquels on crie « Jésus » ne sont pas forcément à la gloire de Dieu et tous ceux dans lesquels on ne dit pas le nom du Seigneur ne sont pas forcément profanes, c'est-à-dire du monde. Il faut bien écouter le message avant de juger. « Un jour s’est levé » est la meilleure façon de dire que je serai vainqueur, malgré les obstacles. Après la nuit, il y a le jour, après le malheur, le bonheur. Il ne faut jamais désespérer. J’ai voulu apporter un espoir à ceux qui n’en ont plus.Le but de ce chant est de permettre de réaliser qu’il faut avoir une nouvelle vision, un nouvel esprit !

  *De toi à moi, si toutes tes chansons étaient conçues comme cela, mériterais tu le qualificatif de chantre ?

-Je ne pense pas ! Il faut se démarquer, revendiquer son appartenance à Dieu. Chantre de l’Eternel, c’est celui qui rend gloire à Dieu, le loue, l’adore. Un chantre doit dire Dieu, pas dans tous ses morceaux, mais cela doit transparaître d’une façon ou d’une autre. La signature du chantre chrétien, c’est Adonaï, Jésus Christ, El Shadai…

 *On peut aussi signer, crier Jésus et faire des bêtises hein…

-C’est vrai, mais je pense que tôt ou tard, ton visage sera mis à nu. Celui qui n’est pas correct, aura peut être du succès, mais au bout d’un moment, il sera découvert.

Pour découvrir le bon chantre du mauvais, il faut de la patience, observer, suivre son parcours. Il y a des signes qui ne trompent pas.

lien permanent

Une question au groupe Makoma  (Interview) posté le mercredi 23 mai 2007 17:02

Makoma, votre look  (Piercing, maquillage accentué, tenues sexy ou futuristes...) n'est-il pas souvent en déphasage avec les messages que vous délivrez en tant que chrétien?

Makoma: Pour nous, le plus important, c'est l'intérieur, ce qu'on a dans le coeur. Ce n’est pas parce qu’on chante le Seigneur qu’il faut qu’on porte tout le temps des pagnes et des robes . Dieu nous accepte tel qu’on est. Nous prêchons à notre manière avec notre style. Il sait que nous l'adorons et nous connait. Beaucoup de gens ne comprennent pas que ce qu’on fait, mais, c’est de l'évangélisation que nous faisons. Peu importe l’apparence! Qu'on ait  un piercing ou des tatouages, c’est ce qu’on a à l’intérieur qui importe. Et puis nos habits correspondent à notre style de musique qui est faite de RNB, de Rap. Or, la cible c'est les jeunes et pour mieux les toucher, il faut qu'ils se reconnaissent en nous. Jésus fils de Dieu, fils du Père Tout puissant n'était-il pas parmi les pauvres, les rejetés? Ne mangeait-il pas avec eux? n'a t-il pas endossé quelque part les habits de ce troupeau, de ces brebis qu'il voulait paître et sauver?

lien permanent

Sandrine Droubly cause  (Interview) posté le mardi 30 janvier 2007 21:35

 

Cela fait un an et demi qu'on a découvert le joli minois de la chanteuse chrétienne ivoirienne, Sandrine Droubly, par le biais de son premier album «Libération».Elle s'est mariée assez tôt, Sandrine Tayoro, pour la simple raison qu'elle ne voulait pas vagabonder, passer d'un homme à un autre. Comme toutes les jeunes filles de son époque, la chanteuse, dès son adolescence, a connu les virées en boîte ou dans les boums, les moments fous et romantiques des premiers flirts...Mais, au fond de son cœur, elle aspirait vraiment à un foyer. C'était devenu, à un moment, une véritable obsession pour elle : «Je voulais que quelqu'un m'épouse. Je n'ai pas eu un long passé en matière de relations amoureuses pour être du coup blasée et dire «je suis fatiguée de tout ça», mais le peu d'expérience vécue m'avait déjà donné une idée de ce que serait ma vie, si je continuais à vivre dans la débauche.»
Mais, souvent, lorsqu'elle demandait à un petit copain de l'épouser, ce dernier lui rétorquait : «Tu es très jeune».
Cependant, elle s'accrochait à son désir d'être une femme au foyer.
Et n'a donc pas hésité à plaquer un grand amour qui faisait des siennes quand il était question de mariage... Puis vint le jour où elle tomba sur les deux êtres qui vont bouleverser sa vie.
Le premier, s'appelle Dieu, l'Eternel, celui qu'elle nomme affectueusement le «Libérateur» et le second, c'est M. Droubly, son époux.
Ces deux rencontres décisives vont lui permettre de donner un sens à sa vie : Chanter la gloire de Dieu, faire son œuvre tout en démeurant une femme modèle.


Tu sembles bien accrochée à ton époux...-

Ah oui ! Accro de lui, mais surtout de Dieu que nous prions tous les deux, chaque jour de notre existence. Et ce qui est bien dans notre affaire, c'est qu'il est d'un précieux soutien pour moi.
Lorsque j'ai un spectacle en vue et ça, c'est un exemple entre mille, nous prions avant que je ne sorte de chez moi, il me confie au Seigneur et je vais vaquer à mes occupations.


C'est un militaire, paraît-il...

- Heu... C'est un policier en fonction.

Au plus fort de la crise ivoirienne, tu supportais mal son absence...

- C'est vrai, ce n'était pas évident !!! Ce n'est même pas évident de savoir que son époux est au front pour de nombreuses semaines, quand on sait la situation politique qui prévaut en Côte d'Ivoire.
Il y a l'inquiétude, l'incertitude de le voir revenir, d'apprendre qu'il lui est arrivé quelque chose... Toutes les femmes, dans mon cas, ont vécu cela, mais vu la présence de Dieu dans ma vie, j'ai tout de même eu les ressources nécessaires pour supporter ses absences et gérer au mieux toute notre petite famille.


C'est pour cela que tu as crié vers Dieu dans une de tes chansons ?

- La chanson dont tu parles est une inspiration divine, mais c'est vrai que l'absence de mon époux à ce moment-là a contribué à la rendre plus poignante. C'est du vécu sur tous les plans.
Et du fond du cœur, j'ai imploré l'Eternel afin qu'il libère mon pays de cette guerre que nous nous faisons, nous les dignes fils de la Côte d'Ivoire et qui ne nous honore pas.

Tu fais de la politique... Pour une chanteuse chrétienne, c'est une mauvaise combinaison.

- J'aime mon pays. Je n'ai nulle part où aller si la Côte d'Ivoire brûle. C'est chez moi, je n'ai pas deux pays.
C'est ce pays que Dieu m'a donné et que je dois défendre. Nous devons d'ailleurs le défendre bec et ongles.
Je ne vois pas ce qu'il y a de plus important que ça à faire, en dehors de mes prières à Dieu et de ma famille.


Donc tu fais de la politique...

- Je suis obligée de parler politique dans la mesure où le Diable est en train de s'attaquer à nous en utilisant notre pays, en opposant des frères les uns contre les autres.

Tu dis «Attaque ceux qui attaquent la Côte d'Ivoire... Combats ceux qui combattent la Côte d'Ivoire, qu'ils tombent dans la fosse qu'eux même ont creusé pour la Côte d'Ivoire...». Que fais-tu du pardon, de la tolérance ?

- Je ne parle pas des gens en tant que tel. Ceux qui sont la cible de mes propos se reconnaissent...C'est spirituel !

Peux-tu être un peu plus claire pour nos lecteurs ?...

- La Bible dit que nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang. Je ne parle pas des personnes physiques. Il s'agit ici des forces des ténèbres, qui mandatent des personnes pour venir détruire des acquis en Côte d'Ivoire et la déstabiliser.
Et je ne m'adresse pas à ces forces, je parle avec l'Eternel des armées, je lui demande d'attaquer ces esprits, ces démons, ce sont eux qui viennent posséder des frères et sous leur emprise, ces derniers posent des actes inimaginables.
Alors, c'est à l'Eternel de combattre pour nous, d'attaquer ceux qui attaquent.
Et puis, tout ce qui est dit dans ma chanson, ce n'est pas moi qui le dis, c'est écrit dans la Bible. Plusieurs chapitres ou versets nous recommandent d'avoir confiance en l'Eternel, de l'invoquer dans les situations les plus difficiles et il agira.


Prête à aller dans le Nord de la Côte d'Ivoire pour évangéliser, parler de réconciliation, d'amour aux frères de l'autre côté ?

- Si je ne me sens pas menacée, s'il n'y a aucun danger, je suis prête à y aller !!!

En Dieu, il n'y a aucun danger, tu dois agir par la foi...

- C'est vrai, il faut agir par la foi, mais il faut aussi être sage et intelligent. Si tu veux faire les choses de façon désordonnée parce que tu te dis que tu as la foi, tu risques d'échouer.

C'est pour cela que tu ne veux pas quitter la rue Princesse ? Tu penses que c'est sage pour un chantre d'habiter ce haut lieu de la perversion ?

- Cela n'a rien à voir avec le sujet de tout à l'heure. Ne pense pas que ça me plait d'habiter un immeuble de la rue Princesse de Yopougon.
J'habitais cette rue quinze ans avant qu'elle ne soit ...princesse.
C'était une belle rue, bien propre, sans nuisance musicale, humanitaire et j'en passe...et un jour, la princesse est venue s'ajouter.
Je trouve cela déplorable. Je n'aime pas la rue Princesse et encore moins la manière dont le Diable en a pris possession.
Si la rue est venue me trouver là, l'Eternel sait pourquoi. Si je suis encore en ce lieu, Dieu sait pourquoi. Le jour où il voudra que je parte, il me le fera savoir.

Comment ?

- Dieu parle à ses enfants, il se révèle à eux par tous les moyens possibles. Si nous sommes en train de faire cette interview, ce n'est pas par hasard. Le plan de Dieu n'est pas forcément le nôtre, tu comprends ? Moi, je ne fais que me plier à ses volontés.
Sais-tu que Dieu peut te parler de la façon dont je te parle actuellement ? Tu peux l'entendre tout comme il peut aussi passer par quelqu'un pour te parler, te transmettre ses volontés.
Parfois aussi, il y a des signes et il suffit d'être un peu plus attentif pour les décrypter.


...
-
Pour en revenir à la rue, je prie le Seigneur pour qu'elle soit remplie d'Eglises. Que les maquis soient transformés en Eglises afin qu'on puisse glorifier le Seigneur en ce lieu.
J'ai vu un maquis transformé en Eglise à la rue Princesse. Les choses commencent à se mettre en place, ça vient, vous allez voir...


J'ai entendu dire que certains clients de maquis viennent te voir. C'est quoi leur préoccupation ?

- Certains ont des problèmes cruciaux, ils ont perdu leurs repaires, ils se sentent instables...D'autres, et ils sont les plus nombreux, montent chez moi pour m'inviter à faire une prestation dans les maquis. En ces termes : «la vieille mère, comme tu es avec nous ici là, on veut que tu viennes chanter...»
Mais, tant que le Seigneur ne m'a pas donné la conviction de chanter là-bas, je ne pourrai jamais donner mon accord pour me produire en ces lieux.
Je demande toujours la permission à L'Eternel avant de mettre mon pied quelque part.
Je ne fais rien au hasard car je suis consacrée chantre.


...
-
Celui qui m'a embauchée, c'est Dieu. Il a permis que je chante pour lui, il doit me donner la permission de faire ceci ou cela.
S'il ne le fait pas, personne ne peut venir me prendre comme ça pour m'emmener dans des endroits bizarres.
Pour mener à bien le ministère des chantres, il y a une onction divine en toi que les gens reconnaissent.
Je chante à L'Eglise à pleins temps. J'ai donné ma vie à Dieu et je ne suis pas venue au show-biz pour qu'on parle de moi, mais pour qu'on parle de mon Père à travers mon ministère.

Ce qui veut dire...

- Ce qui veut dire que Sandrine Droubly, fille de l'Eternel a été choisie par Dieu afin de chanter sa gloire, sa louange...
Je chante à L'Eglise, Je chante en dehors de l'Eglise pour Dieu et dès ce moment, je ne suis plus n'importe qui.
Je ne dois pas m'amuser avec ma vie, je ne dois pas faire n'importe quoi comme porter des tenues à la limite de la décence ou carrément indécentes, boire de l'alcool, être infidèle, faire le tour des boîtes de nuit en prenant pour prétexte le fait que je pars évangéliser...
Un chantre doit avoir une vie rangée.


Ce n'est pas le cas de certains de tes «collègues»

- Excuse-moi, mais je parle de mon expérience personnelle, les autres, je ne peux pas les juger. La relation de chacun est personnelle avec Dieu. Moi, je gère mes affaires et celle de mon Père. Et je fais tout pour être une fille modèle.

Show-biz et musique chrétienne, ça va de pair ?

- C'est difficile. Le Diable a pris le monde du show-biz. Nous les chantres, quand nous chantons notre Père et que nous mettons sur le marché des albums, nous sommes obligés de passer par des circuits qui ne nous conviennent pas.

C'est quoi ce circuit diabolique ?

- Tout le système !!! Il y a de nombreux pièges dans le milieu du show-biz, les conditions sont réunies pour faire chuter une âme mais avec la foi rien n'est impossible !

La tentation doit être grande...

- Je me suis mariée à 21 ans car c'était le plus grand désir de mon cœur. Je ne voulais pas vagabonder, je voulais que Dieu me donne mon âme sœur, j'ai prié pour ça et il a exaucé mes prières. Il est tout ce qu'il me faut. Ailleurs, il n'y a rien !
J'ai fait ma vie aussi, j'ai eu de petits copains quand j'étais au lycée, j'ai vécu ma jeunesse, juste un peu, mais c'est déjà beaucoup car il y a des choses que je regrette d'avoir fait dans la fougue de l'âge.

Lesquels ?

- Offrir sa virginité à un homme avec lequel tu ne vas pas finir ta vie, par exemple, un homme qui ne va pas t'épouser, te prendre au sérieux.
Etre avec celui-là aujourd'hui et un autre demain, ça crée de nombreux liens. Quand on couche avec une personne, on ne fait qu'un ! On prend en lui ce qui est mauvais, en guise d'héritage.
C'est une marque. S'il a de mauvais démons, tu les prendras à tous les coups et tu les transporteras avec toi jusqu'à ce que Dieu t'en délivre si tu le rencontres.
Et c'est pour cela que parfois, quand on vient à l'Eglise, on est obligé de faire délivrance sur délivrance pour se débarrasser de ce mauvais héritage.

...
-
Tu sais, quand je me suis mariée, j'étais stérile.

Comment ça ?

- J'ai fait six ans de stérilité. Je te disais que je me suis mariée à 21 ans et jusqu'à 27 ans, je ne pouvais pas faire d'enfant. J'ai fait toutes les analyses possibles, pas de fibrome, pas de kystes, pas de problème de sang ...tout fonctionnait bien !
Je pleurais tout le temps, demandant pardon à Dieu car je me disais que mon passé devait y être pour beaucoup dans mes difficultés.


Mais tu as des enfants à présent !- Oui ! J'en ai six (rires)


Sans blague ?

- Mon mari en a eu trois avant de me rencontrer et dans notre mariage, nous en avons fait trois.
Et c'est venu comme ça, au moment où je ne m'y attendais plus ; Dieu m'a bénie.
J'ai vu que le Seigneur fait des choses quand on l'invoque de tout son cœur et de toute son âme.
Je n'y croyais pas ; ça a été un miracle et quand j'ai accouché, j'ai dit à Dieu que mon premier enfant lui était consacré.
Ensuite, quand mon premier a eu neuf mois, j'ai pris une autre grossesse rapidement. Dieu avait ouvert les portes, je devais en profiter !

Source : topvisages.net

lien permanent